Jeudi 21 février 2008
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Munich : 65 ans après
Le 29 septembre 1938 est une date mémorable dans l'histoire de l'humanité. Les chefs de gouvernements britanniques et français rencontrent alors les dictateurs allemands et italiens à Munich.
Capitulant devant la pression des représentants hitlériens, ils cèdent les montagnes des Sudètes aux allemands. Joseph Chamberlain et Edouard Daladier ne s'imaginaient pas qu'ils venaient de
condamner à mort la Tchéchoslovaquie bien qu'ils affirmaient, peu de temps auparavant, vouloir défendre cette démocratie alliée.
Quand Chamberlain et Daladier s'en retournèrent dans leurs capitales respectives, Londres et Paris, ils déclarent fièrement et naïvement ramener au peuple la Paix dans leur serviette, la Paix
Maintenant in extremis.
En réalité, leur politique de concession et d'abandon territorial devait déboucher sur le déclenchement de la deuxième guerre mondiale l'année suivante, accompagnée du plus grand génocide
industriel de la planète: la Choa.
Aussi chaque anniversaire de Munich revêt de plus en plus un caractère particulièrement spécial et dramatiquement actuel dans la mémoire du Peuple Juif dans son ensemble; il est également porteur
d'un message a nos politiciens actuels.
Alors qu'en Eretz Israël un groupe politique utilise inopportunément le mot d'ordre " La Paix Maintenant " - " Chalom Archav " en hébreu - cette politique rappelle de manière inquiétante la
situation similaire tragique de l'époque, résultant des illusions de 1938. Le führer SS Hitler avait pourtant solennellement promis, qu'une fois satisfaites ses revendications territoriales, la
paix serait sauvegardée. Il n'a pas tenu ses promesses, la suite on l'a connait; tout au long de son pouvoir il pratique avec succès la méthode de l'intrigue avec l'ennemi sur la scène
internationale: en premier lieu ce fut la plaine de la Ruhr, puis l'Autriche, les Sudètes, le corridor de Danzig, la Pologne et, finalement, tout le continent européen.
La même méthode est employée de nos jours par l'O.L.P. depuis 1974; une politique qui consiste à grignoter, petit à petit, le territoire israelien.
Aujourd'hui il s'agit d'atteindre, sur la scène internationale, Gaza et la Judée-Samarie; une fois l'intrigue réussie, on poursuit par Jérusalem-Est, puis la Galilée (arabe!?), enfin Jaffa, Acco
(St Jean d'Acre) et... Tel-Aviv, Haïfa, Nétanya, Ashdod, Ashkelon bref le reste de la "Palestine" .
Le scénario de la liquidation d'Israël de la carte du monde a d'ailleurs été clairement décrit par les leaders de l'O.L.P.: tout d'abord s'empresser d'accepter un mini-Etat sur une partie de la
"Palestine" après évacuation des forces de Tsahal sur les lignes de cessez-le-feu de 1967, accompagnée du transfert des Juifs y habitant; arriver ensuite aux frontières de 1948, puis au plan de
partage de l'O.N.U. de 1947 pour aboutir a la proclamation d'un Etat "démocratique" arabe sur l'ensemble du territoire israélien qui incluerait, par la suite, également la Jordanie (Palestine sur
les deux rives du Jourdain), après avoir liquidé, bien sur, la monarchie hachémite.
Depuis plus de 20 ans, la plupart des leaders occidentaux et quelques israéliens prédisposés au suicide, avec la complicité de Juifs en Gola, se laissent berner par les propos enjoleurs et les
promesses du Führer SS Arafat et ses acolytes.
La politique de concession territoriale invoquée par "Chalom Archav" (la Paix Maintenant) n'apaisera pas l'appetit féroce du panarabisme O.L.Piste, comme n'a pas été apaisé l'appétit féroce du
pangermanisme nazi.
Hitler aurait pu être stoppé dans ses élans et détruit quand il a pris d'assaut la plaine de la Ruhr, ou établi l'Anschluss sur l'Autriche. La capitulation de Munich n'a pas permis d'enrayer la
machine infernale qui devait aboutir à Vichy, Dachau, Auschwitz, Stalingrad et Hiroshima.
Un demi siècle après Münich, l'Occident, à nouveau, est disposé à céder au chantage, au terrorisme, à capituler devant les surenchères des tyrans.
La Tchéchoslovaquie a payé cher la perte de son indépendence, Israël risque de payer très cher la perte de son autorité sur une grande partie de ses territoires et les israéliens de payer de leur
vie.
Et pourtant, encore aujourd'hui, deux courants idéologiques saffrontent:
Chalom Archav et la gauche qui préconise un retrait territorial négocié avec les palestiniens, ou, à la limite, un retrait territorial unilatéral selon la conception d'Ariel Sharon.
Le Centre droit (Likoud et apparentés) qui préconise l'intégrité territoriale sur l'ensemble de la Judée-Samarie (Cisjordanie) et Gaza, voire même le transfert des arabes palestiniens hors des
frontières d'Israël comme le préconise la Droite plus radicale (Ihoud haléoumi) et 60% de l'opinion publique qui souscrit aussi a cette option
Cela veut-il dire que des politiciens peuvent se tromper?
Réponse à la question dans le prochain article Chalom archav ou le processus de paix jadis et maintenant
Leizer Jassy .